De grands investisseurs canadiens et du G7 unissent leurs forces pour appuyer des initiatives de développement mondiales

6 juin 2018

Un groupe de grands investisseurs institutionnels mondiaux, mené par la Caisse de dépôt et placement du Québec (la Caisse) et le Régime de retraite des enseignantes et enseignants de l’Ontario (RREO), en collaboration avec le gouvernement du Canada, est fier d’annoncer un projet ambitieux pour faire progresser certains grands objectifs du G7. AIMCo, Allianz, Aviva, CalPERS, Caisse de dépôt et placement du Québec, Natixis Investment Managers, OMERS, OPTrust, PGGM et RREO – les institutions partenaires qui représentent collectivement plus de 6 000 milliards en actifs sous gestion – ont uni leurs forces et se sont engagés à affecter des ressources et mettre à disposition leur savoir-faire et leurs réseaux pour faire progresser trois initiatives :

  1. Renforcer l’expertise en développement et en financement d’infrastructures dans les économies en croissance et les marchés frontières ;
  2. Offrir davantage de possibilités aux femmes dans le monde de la finance et de l’investissement ;
  3. Accélérer la mise en place de divulgations uniformes et comparables liées au climat, à l’intérieur du cadre établi par le Groupe de travail sur l’information financière relative aux changements climatiques du Conseil de stabilité financière (FSB-TCFD).

« Les changements climatiques, l’inégalité entre les sexes et le déficit d’infrastructures sont tous des problèmes mondiaux considérables qui nécessitent une action collective et des solutions robustes et pratiques. Les investisseurs institutionnels ont les ressources et les plateformes qui permettent de contribuer de façon importante à chacun de ces domaines. Nous sommes heureux que nos initiatives concordent avec les thèmes du G7 cette année, tout en apportant des avantages concrets aux investisseurs et à leurs membres », affirme Ron Mock, président et chef de la direction du RREO.

« En tant qu’investisseurs à long terme, nous savons que nos rendements sont influencés par la vitalité et la vigueur des pays dans lesquels nous investissons. À bien des égards, nos rendements dépendent de leur croissance et de leur développement. Ce que nous annonçons aujourd’hui représente une façon de démontrer le potentiel de la collaboration. Grâce à notre collaboration en tant que groupe de fonds, nous souhaitons avoir un impact accru et un effet à long terme dans trois chantiers distincts », a dit Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse.

Bâtir des ponts : renforcement de l’expertise en infrastructures dans les marchés en croissance et les marchés frontières

Afin de soutenir le rythme de croissance projeté, le monde doit investir 3 300 milliards de dollars en infrastructures par an jusqu’en 2030. Le manque d’infrastructures est particulièrement critique dans les marchés en croissance, souvent en raison de l’insuffisance de projets dans lesquels il est possible d’investir et des compétences financières et opérationnelles nécessaires.

Pour s’attaquer à ce problème, les institutions partenaires lanceront un programme d’études en infrastructures durables pour les hauts fonctionnaires dans les marchés en croissance et les marchés frontières. Celui-ci comprendra un programme intensif de trois mois au sein d’une école de gestion avec un stage dans les équipes d’infrastructures de certains des plus grands investisseurs du monde qui participent à cette initiative. Le programme accueillera sa première promotion à l’été 2019, où une douzaine de participants suivront un parcours personnalisé, initialement en partenariat avec la Schulich School of Business de l’Université York, à Toronto. Les partenaires détermineront en plus d’autres grandes écoles de commerce canadiennes et étrangères qui désirent participer à ce programme. Grâce à un partenariat avec la Sustainable Infrastructure Foundation (SIF), ces participants suivront également une formation avancée sur la plateforme de pointe SOURCE de la SIF pour l’élaboration de projets d’infrastructures. Au cours des années suivantes, le nombre de participants devrait passer à plus de 30.

Ouvrir des portes : offrir davantage de possibilités aux femmes dans le monde de la finance

Malgré certains progrès, les femmes demeurent sous-représentées dans les équipes de direction des entreprises du monde entier, y compris dans les pays du G7. Les investisseurs institutionnels et gestionnaires d’actifs font face à un défi à cet égard, et le nombre relativement faible de femmes qui choisissent de faire carrière dans les secteurs de la finance et de l’investissement est souvent mentionné comme un facteur déterminant.

En raison de leur taille et de leur rayonnement, les investisseurs mondiaux sont bien placés pour donner l’exemple et exercer une influence importante sur le secteur. C’est pourquoi l’Office d’investissement du régime de pensions du Canada (OIRPC) se joint aux institutions partenaires pour lancer une initiative à deux volets afin d’offrir davantage de possibilités aux femmes dans le secteur de la finance à l’échelle mondiale en :

  1. s’engageant à élaborer et à mettre en application des politiques sur la diversité inspirées des meilleures pratiques dans le monde, dont le rapport 2016 SheWorks : Putting Gender-Smart Commitments into Practice de la Société financière internationale ; et en
  2. établissant et soutenant un partenariat avec le CFA Institute et son réseau mondial pour mettre en place un programme de stages dont l’objectif est d’encourager les femmes de niveau universitaire étudiant dans les marchés en développement d’en apprendre davantage sur le secteur de l’investissement, de s’y préparer et d’y gagner de l’expérience.

Accélérer la mise en œuvre de normes de divulgation uniformes et comparables liées au climat

Les recommandations finales du FSB-TCFD, publiées en juin 2017, ont fixé un cadre global régissant les normes de divulgation liées aux changements climatiques. Il s’agit d’une entente large entre des investisseurs mondiaux au sujet de la nécessité de communiquer des informations sur les risques et les occasions liés aux changements climatiques, mais aucune méthodologie ou stratégie unique n’a émergé pour rendre les informations facilement comparables d’une institution et d’une société à l’autre.

Pour s’attaquer à ce problème et progresser vers une mise en œuvre généralisée des recommandations du FSB-TCFD, les institutions partenaires interviendront sur deux fronts :

  1. en mettant sur pied un comité consultatif, composé de représentants des institutions partenaires et soutenu par des conseillers extérieurs, qui évalueront les efforts existants de divers groupes soutenant l’adoption des recommandations du TCFD, fédéreront ces efforts en une approche unifiée et publieront des guides pour d’autres investisseurs institutionnels au cours des prochaines années ;
  2. en faisant la promotion des recommandations du FSB-TCFD afin de les faire adopter par les sociétés en portefeuille.

Les institutions participantes s’efforceront d’intégrer les orientations établies par le comité consultatif à leurs divulgations FSB-TCFD à venir. Les institutions partenaires pourront aussi profiter de leur participation au comité consultatif pour discuter de l’intégration des Objectifs de développement durable (ODD) dans leur processus d’investissement. Ce travail pourra se faire en lien avec le projet de la World Benchmarking Alliance visant à publier des classements mesurant la performance des entreprises en matière de développement durable.